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La sémiologie, une discipline carrefour

 


 

D'aucuns se refusent à reconnaître à la sémiologie la rigueur que l'on attribue volontiers aux sciences les plus pratiquées dans nos facultés et centres de recherche: les pures et les humaines. Les sémiologues (et il n'est pas toujours aisé d'affirmer qu'un sémiologue, dans l'approche européenne de la démarche, soit exactement  ce que les américains appellent sémioticien) n'iront jamais quêter à la discipline querellée une légitimité que seule la pertinence logique et épistémologique des résultats des études sémiotiques et de signification doit postuler.

 

Il est indéniable, cependant, même pour ceux qui refusent à la sémiologie un statut de science des signes- comme s'ils pouvaient nommer une science qui ne partage pas de frontières avec une autre-, que ladite approche des signes n'est plus vraiment à légitimer, mais simplement à développer.Comment cela se fait-il?

 

En effet, depuis l'ancienne rhétorique (platonicienne notamment, mais aussi socratique, depuis la sophistique donc), depuis les recherches aristotéliciennes aux études des systèmes de signes et de communication dans le champ social ou dans les sciences (excepté celles sur la langue que prend en charge la linguistique), les multiples approches de la sémiologie (ou sémiotique pour certains) ne sont plus à démontrer. Outre les systèmes largement étudiés dans une perspective de sémiologie de la communication (tel que le code de la route), l'on reconnaît, fort académiquement, : une sémiotique médicale ou symptomatologie, une sémiotique des sciences ou logique (la science des logiciens tel le célèbre Charles Sanders Peirce), une sémiotique juridique, une sémiotique du politique, une sémiotique de la publicité, une rhétorique visuelle (à l'intérieur ou à côté de laquelle on peut retrouver: la sémiologie du cinéma, celle de la mode, celle de la photographie, etc.)... Les études de la façon spécifique dont les significations sont véhiculées sont de plus en plus nombreuses. Que penser donc?

 

Le dogme ou anti-dogme barthésien retrouve, dans une telle perspective, ses lettres de noblesse: la signification, mieux que les codes, les conventions, est ce qui importe- même si, pour accéder au sens des  énoncés, il faut être à même de lire dans les codes- lorsqu'ils existent- ou tout simplement dans les systèmes de signification. C'est dans cette optique que le laboratoire et centre HD/LAB/CERESCA (spécialisé en études de la communication des arts visuels- principalement, mais sans exclusivité, le cinéma et la télévision- et en techniques et esthétique de la Haute Définition) entend proposer une approche africaine (parce qu'élaborée par des chercheurs africains- et non parce qu'inventant une sémiologie entièrement à part) du travail des signes. Pour conclure ce propos introductif, que dire du signe et de son travail? Quelle est la tâche du sémiologue affilié au HD/LAB/CERESCA?

 

Les signes, en effet, ont un travail et doivent tout autant être travaillés pour être vidés (noble idéal jamais atteint) de leur substance; le travail du signe et celui du sémiologue ne se superposent pas, ils se rejoignent dans l'acte sémiotique qu'implique ou qu'est une recherche. La description des matières, l'étude structurelle et fonctionnelle de ces dernières, l'étude pertinente  enfin (suivant le principe d'immanence) dictent sa conduite au sémioticien. Nous voulons, chez nous, à Yaoundé, au Cameroun, en être. L'aventure a été ouverte depuis de nombreuses décennies; elle ne fait que continuer avec la modeste contribution d'un centre comme le nôtre.

 


 

Longin Colbert ELOUNDOU, Sémiologue et économiste du cinéma

 


 


 

Hier "ASERESCA"...

 


 

...(Association d'Enseignement et de Recherche en Sémiotique et Communication des Arts africains) , ayant ensuite passé par une fusion salutaire avec deux groupes de recherche du département des Arts et Archéologie de l'Université de Yaoundé I, le GRAP-AFRICA (Groupe de Recherche en Arts et Patrimoines- Africains) et le GRASC (Groupe de Recherche en Arts du Spectacle et Cinématographie), la structure renaît sous une forme plus révolutionnaire. Le HD/LAB/CERESCA (Laboratoire Camerounais de la Haute Définition et Centre de Recherche en Sémiotique Cinématographique Appliquée) ; elle entend servir davantage le partenariat avec les deux groupes suscités, pilotés respectivement par les Drs. Cyrille BELA (GRAP-AFRICA) et Jacques Raymond FOFIE (GRASC).


 

 

 

 

 

Nous nous excusons pour la longue absence constatée par nos visiteurs et lecteurs


 

 

 

A VENIR

(En ligne et sur support imprimé)


La Revue AFRICASEMIO-STAR (Revue culturelle contribuant, à sa manière, au renforcement d'un star-system africain axé sur les Arts Plastiques, les Arts du spectacle vivant, le Cinéma et la Télévision) est actuellement en chantier. Son lancement effectif se fera certainement en Juin 2013 (support en ligne) et en Janvier 2014 (support imprimé).

 

 

 

 

 

Les secteurs/actitvités annexes traités par les revues couvrent tant le stylisme et le modélisme que l'art  corporel. L'équipe de la revue offre également des stages pratiques: exercices diversifiés d'écriture et de lecture d'oeuvres d'art  ou, dans un sens plus large, de discours culturels multiformes.

 


 

Le HD/LAB/CERESCA entend, à terme, aider à la professionnalisation de la recherche en expressions artistiques et patrimoines culturels, au Cameroun et en Afrique. Le cadre de publication scientifique et culturelle monté et mis à la disposition des étudiants-chercheurs d'ici et d'ailleurs se veut donc: souple, étendu, cohérent et révolutionnaire.

 

 

HD/LAB/CERESCA- Mise à jour Mars 2012

 

 

 

 

 

 

 

Date de dernière mise à jour : 26/03/2012

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